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Maître
Nicole Chabrux
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Avocat
au Barreau de Paris
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Avocat spécialisé dans l'indemnisation du dommage corporel, préjudice corporel de victime
d'accident de la route, d'accident de la
circulation (accident voiture, accident auto,
accident moto, cycliste,
piéton)
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Accident
de la circulation, Accident de la route
(accident
voiture, accident auto, accident moto, cycliste, piéton)
SOMMAIRE.
Conseils
pratiques préalables
Vous venez d’être victime d’un
accident de la circulation.
Procédure pénale, procédure
civile.
La Défense de vos intérêts.
L'indemnisation
des victimes d'accidents de la circulation.
Les
victimes indemnisées.
Les conducteurs
Les autres victimes
Les organismes qui
indemnisent.
Les dommages
indemnisables et leur indemnisation.
Les dommages matériels,
Les frais restés à charge, Les dommages corporels,
IPP,
Pretium
Doloris, Préjudice Esthétique,
Le préjudice moral; Préjudice d'agrément,
Préjudice sexuel, Préjudice d'établissement,
Aides humaines, Aides techniques, Aménagement du domicile.
Les
dommages économique et financiers.
ITT
ou incapacité totale de
travail.
Préjudice économique
professionnel.
Les procédures
d'indemnisation.
L'offre de provision avant la
consolidation des blessures.
L'offre d'indemnisation après
la consolidation des blessures.
L'aggravation
après indemnisation.
Pour curiosité
voir : arrêt et jugements de cours.
Jugements
et Arrêt de cours
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Conseils
pratiques préalables.
Vous venez d’être victime d’un
accident de la circulation :
Si vous êtes victime en tant que
conducteur, passager, piéton, cycliste, lors
de votre audition par les gendarmes il vous
est vivement conseillé de porter plainte
contre l’auteur responsable.
Votre dépôt de plainte incitera en effet
le Procureur de la république si une
infraction pénale est caractérisée à
renvoyer l’auteur responsable devant une
juridiction pénale. Vous serez alors partie
au procès et en tant que telle vous aurez accès
au dossier du Tribunal et serez informé de la
date à laquelle l’affaire sera évoquée
devant le Tribunal. Vous recevrez alors un «
Avis à Victime » pour vous permettre de vous
constituer «partie civile ».
Procédure pénale, procédure
civile.
La procédure pénale a le mérite de
vous permettre d’être présent à
l’audience ou le responsable sera jugé,
de faire valoir vos arguments et de formuler
vos
demandes d’indemnisation.
La voie pénale est toujours à privilégier
car elle est plus satisfaisante
psychologiquement pour la victime et sa
famille, elle permet en outre une
indemnisation beaucoup plus rapide que
devant une juridiction civile.
Aussi lorsque votre assureur de
protection juridique ou de défense recours
vous décourage d’aller devant le juge pénal,
il ne faut surtout pas suivre son conseil.
En effet, après vous êtes constitué «
partie civile » devant la juridiction pénale,
en cas de désaccord ultérieur avec
l’assureur du responsable sur votre
indemnisation, vous pourrez très rapidement
faire revenir votre affaire devant le même
Juge pénal pour qu’il fixe votre
indemnisation, alors que si vous ne vous êtes
pas constitué partie Civile devant la
juridiction pénale, vous devrez alors en
cas de désaccord sur le montant de votre
indemnisation saisir une juridiction civile,
ou la procédure y est beaucoup plus
formaliste et beaucoup plus longue.
La longueur de la procédure décourage
les victimes qui n’ont d’autre choix que
d’accepter une transaction pas toujours à
leur avantage.
Le choix initial de la voie pénale,
n’empêche pas ensuite de changer d’avis
et d’engager un procès civil.
La Défense de vos intérêts.
Si l’accident a occasionné de graves
dommages corporels et/ou un préjudice économique
professionnel majeur et si de surcroît la
responsabilité est contestée il est très
vivement conseiller d’avoir recours à un
avocat indépendant des compagnies
d'assurance, spécialisé dans l’évaluation
et l’indemnisation et qui sera seul à même
de défendre vos droits au mieux de vos intérêts.
Par contre, si vos séquelles ou vos préjudices
sont de faible importance, vous pouvez
laisser votre assureur de votre contrat
"défense recours" ou de
"protection juridique" assumer la
gestion de la défense de vos intérêts
gratuitement tout en étant vigilant sur
chaque poste de préjudice.
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L'indemnisation
des victimes d'accidents de la circulation.
L'indemnisation des victimes d'accidents de
la circulation est régie depuis 1985 par la
loi du 5 Juillet 1985 dite loi Badinter.
Cette Loi s'applique aux victimes d'un
accident de la circulation impliquant un véhicule
terrestre à moteur. Ne sont donc pas régis
par cette Loi les collisions entre cyclistes,
piétons, rollers, skieurs qui relèvent du droit
commun de la responsabilité civile.
Cette Loi détermine
quelles sont les
victimes qui ont droit à réparation et
impose aux assureurs des obligations visant à
accélérer les procédures d'indemnisation.
Les
victimes indemnisées
Les conducteurs.
Dans le cadre d'une collision avec
un tiers ils peuvent être indemnisés sauf
s'ils ont commis une faute. La faute pouvant
limiter ou exclure l'indemnisation des
dommages qu'ils ont subis.
Lorsqu'ils sont seuls responsable de
l'accident (ex : chute dans un ravin,
collision avec un arbre…), ils ne peuvent
être indemnisé de leurs préjudices que
s'ils ont souscrit une police d'assurance spécifique
ou s'ils bénéficient dans leur contrat
d'assurance automobile d'une clause dite «
garantie individuelle conducteur ». Dans ce
cas l'indemnisation sera limitée au capital
prévu au contrat d'assurance.
Les autres victimes.
Les passagers, les piétons, les
cyclistes sont indemnisés sans que
puisse leur être opposée leur propre
faute sauf si cette faute est considérée
comme inexcusable et si elle a été la
cause exclusive de l'accident ( hypothèse
très rare).
Lorsque les victimes ont moins de 16 ans
ou plus de 70 ans, ou lorsque, quel que
soit leur âge, elles sont titulaires,
au moment de l'accident, d'un titre leur
reconnaissant un taux d'incapacité
permanente ou d'invalidité au moins
égal à 80%, elles ont automatiquement
droit à réparation sans que leurs
fautes puissent leur être opposée.
Si la victime directe d'un dommage
corporel à droit à réparation, ont également
droit à indemnisation les victimes
indirectes. C'est le cas des préjudices
subis par le conjoint et les enfants
lorsque leur époux et père est tué
dans l'accident. Ce sont essentiellement
les proches mais aucun lien de parenté
n'est exigé, il suffit que les préjudices
invoqués soient personnels et directs,
certains et licites.
Les organismes qui
indemnisent.
Les compagnies d'assurance.
C'est l'assureur du véhicule
responsable de l'accident qui prend en
charge l'indemnisation ou à défaut,
l'assureur du véhicule dans lequel la
victime se trouve en qualité de passager.
Le Fonds de Garantie des
Assurances Obligatoires de Dommages (FGAO)
Ce fond a été institué pour garantir
l'indemnisation des victimes si l'auteur de
l'accident est inconnu ( a pris la fuite) ou
n'est pas assuré.
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Les dommages
indemnisables et leur indemnisation.
Pour plus de
détails voir la page
Préjudices-dommages.
Les dommages matériels
Au nombre de ces dommages figurent le
dommages matériel relatif au véhicule
accidenté (réparations), le dommage
vestimentaire (vêtements endommagés ou
objets perdus dans l'accident).
Les frais restés à charge.
Il s'agit des frais exposés trouvant leur
cause dans l'accident, tels que les frais médicaux
et pharmaceutiques non intégralement
remboursés par l'organisme social et la
mutuelle, les dépassement d'honoraires de
chirurgien, des frais de taxi ou de
transport pour se rendre aux examens médicaux
, les frais d'annulation de voyage, les
frais d'inscription à un stage ou à un
club dont on n'a pu profiter du fait de
l'accident...
Les dommages corporels.
Ce n'est qu'à la date de consolidation
des blessures que tous les postes de préjudices
peuvent être déterminés et indemnisés.
IPP
(Incapacité Permanente Partielle) ou DFP
(Déficit Fonctionnel Permanent)
ou AIPP (Atteinte à l'Intégrité Physique et
Psychique) est évaluée sous la forme
d'un pourcentage d'incapacité.
Le taux de déficit fonctionnel correspond aux séquelles laissées par
l'accident : perte de la vision, perte de
l'usage d'une main, boiterie, difficultés de déplacement.
L'indemnisation varie en fonction de
l'importance du taux d'incapacité ( de 1 à 100%)
et de l'âge de la victime. S'il n'existe
pas de barème légal d'indemnisation, les
juges ayant un pouvoir souverain d'appréciation,
il existe un barème de fait en fonction des
décisions rendues par les Tribunaux et que
l'on nomme Jurisprudence.
Aussi seule l'expérience d'un avocat spécialisé
en la matière qui connaît à la fois la
pratique des médecins conseil et des
experts judiciaires ainsi que la
jurisprudence et les habitudes des Tribunaux
permet-elle d'avoir la garantie d'une
indemnisation au mieux de vos intérêts.
Souffrances
endurées.
Il s'agit d'indemniser la douleur.
L'indemnisation est fonction d'une gradation
qui s'échelonne de 1 à 7, qui correspond
aux qualificatifs très léger, léger, modéré,
moyen, assez important, important, très important. La
gradation varie en fonction de la nature des
blessures du nombre d'intervention
chirurgicales, de la durée
d'hospitalisation, de l'importance de la rééducation
fonctionnelle.
Préjudice Esthétique.
Il s'agit d'indemniser essentiellement des cicatrices.
Sont pris en compte leur nombre, leur localisation, leur
dimension, pour déterminer le taux de gradation de 1
à 7. comme pour les souffrances endurées. Ce peut être une boiterie, une déformation.
Le préjudice moral.
Les proches de la victime avec ou sans lien
de parenté sont fondés à demander la réparation
d'un préjudice moral dans le cas de décès
ou de diminution des capacités ou de
modification de la personnalité de la
victime.
Préjudice d'agrément après
consolidation
Les séquelles peuvent empêcher
toute reprise d'une activité sportive ou
ludique ou priver la victime de la
possibilité de pratiquer ultérieurement un
sport ou une activité de loisir.
Préjudice sexuel.
Troubles dans la sexualité, voir
suppression totale de tout plaisir.
Préjudice d'établissement.
Il s'agit de l'impossibilité de
procréer.
Aides humaines.
Recours à une tierce personne aide ménagère
ou infirmière.
Aides techniques
Domotique à l'intérieur du domicile (
volets ou porte de garage automatique, mise
à niveau des poignées de fenêtre…).Fauteuil
douche, Fauteuil verticalisateur, Prothèses
de bain...
Aménagement du domicile
notamment pour les victimes qui ont recours
à un fauteuil roulant .....
Les
dommages économique
et financiers.
ITT
ou incapacité totale de
travail
Période retenue par les médecins pendant
laquelle la victime est en soins et considérée
comme ne pouvant reprendre son activité
professionnelle .Il s'agit d'indemniser les
gains manqués ou perdus : perte de salaire
ou de revenus pendant cette période.
Préjudice économique
professionnel
Les séquelles peuvent empêcher la reprise
de l'activité professionnelle antérieure
ou réduire la capacité de travail. La
perte de contrats, une embauche devenue
impossible. La victime doit donc être
indemnisée de la perte corrélative de
revenus.
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Les procédures
d'indemnisation.
L'indemnisation peut se faire à l'amiable
ou judiciairement devant une juridiction
civile ou pénale.
L'assureur du véhicule du responsable
(impliqué) doit vous informer dès la première
correspondance :
-
Que vous pouvez obtenir sur simple
demande la copie du procès verbal d'enquête
de police ou de gendarmerie.
-
Que vous pouvez vous faire assister par
l'avocat de votre choix et en cas d'examen
médical, d'un médecin.
L'offre de provision avant la
consolidation des blessures
Dans l'attente de la consolidation
de vos blessures, l'assureur doit conformément
à la Loi vous verser des provisions (dans
un délai maximum de 8 mois à compter de
l'accident) à valoir sur vos frais engagés,
sur vos pertes de revenus et sur votre préjudice
corporel prévisible. Il est donc important
de conserver toutes les pièces
justificatives.
Si les provisions versées par l'assureur
sont insuffisantes ce qui est souvent le
cas, ou si l'assureur tarde à en proposer,
il faut alors s'adresser à un avocat afin
qu'il saisisse le Juge des référés, procédure
rapide et efficace.
Après l'accident, vous serez rapidement
convoqué par le médecin conseil de
l'assureur du responsable. L'assureur
souhaite être renseigné sur l'évolution
de votre état, sur vos conditions de vie et
sur vos séquelles prévisibles. Cet examen
conditionne souvent le versement de
provisions. Vous pouvez refuser de vous
soumettre à cet examen unilatéral et
solliciter un examen en présence de votre médecin
conseil, l'examen sera alors contradictoire
ou solliciter dans le cadre d'une procédure
de référé la désignation d'un médecin
expert judiciaire.
Si le médecin conseil mandaté par votre
assureur ou par l'assureur du responsable
est expert judiciaire, la mention du titre
figure en général sur le papier à en tête
du médecin, il vous est vivement déconseillé
d'accepter cet examen. En effet, les experts
judiciaires ont un devoir d'indépendance et
d'impartialité à l'égard des parties dès
lors ils ne sauraient en aucun cas être médecins
conseils pour le compte des assureurs. Vous
devez donc vérifier sa qualité sur la
convocation qui vous est adressée. Cette
pratique des assureurs visant à recourir
aux experts judiciaires est vivement dénoncée.
Voir l'article : l'expert
judiciaire dans la réparation du dommage
corporel des accidentés de la route, dérapages
non contrôles.
L'offre d'indemnisation après
la consolidation des blessures.
L'indemnisation définitive de vos préjudices
ne peut intervenir que lorsque votre état
est consolidé, c'est-à-dire lorsque vous
ne bénéficiez plus de soins susceptibles
d'améliorer votre état et qu'à court
terme vos séquelles sont censées ne plus
évoluer.
L'offre de l'assureur doit intervenir dans
les 5 mois de la consolidation dès lors
qu'il en a été informé. La consolidation
de votre état est constatée soit par le
biais d'un examen médical contradictoire
entre le médecin conseil de l'assureur et
votre médecin conseil, soit par l'expert médecin
désigné par le Tribunal.
L'aggravation
après indemnisation
Après
avoir été consolidée puis indemnisée de ses
préjudices, l'état de la victime peut ultérieurement
s'aggraver. Si un fait médical nouveau apparaît,
la victime a droit à une nouvelle indemnisation. L’aggravation
du dommage doit être établie par une nouvelle
expertise amiable ou judiciaire qui déterminera
l’imputabilité de l’aggravation à
l’accident et détaillera les éléments d'aggravation. Le délai pour demander réparation
en cas d’aggravation est de 10 ans à compter
de l’apparition de l'aggravation.
Jugements
et Arrêt de cours :
Jugement
du Tribunal de Grande Instance de Niort.
Accident de
moto juin 2004 impliquant une voiture et
une moto avec voyageur transporté.
Jugement
du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Accident de la route mars
2002 : Refus de priorité par conducteur
de véhicule abordant une route à grande
circulation. Indemnisation de victimes
indirectes.
Arrêt
de la Cour d'Appel de Versailles.
Accident de la circulation
: piéton renversé par une voiture août
1993. Le préjudice corporel a été
indemnisé. Le litige en appel est limité
au poste concernant l'aménagement du
logement.
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Maître Nicole Chabrux - Avocat au Barreau de
Paris - 119 rue de Lille - 75007 Paris - Tél. :
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