| L'indemnisation des préjudices
corporels graves
Ce sont ceux qui ont entraîné la
mort, une I.P.P. (incapacité permanente
partielle) ou une ITT (Incapacité totale
de travail) égale ou supérieure
à 1 mois.
Pour ces préjudices corporels graves le
principe appliqué est celui de l'indemnisation
intégrale. Tous les préjudices sont
donc indemnisés (préjudices physiques,
moraux, économiques professionnels) sans
plafond d'indemnisation et quelque soit le niveau
de revenus de la victime.
L'incidence du comportement de la victime est
prise en compte. Ainsi l'indemnisation peut être
refusée ou réduite en raison du
comportement de la victime de l'infraction ou
en raison de ses relations avec l'auteur des faits.
Cette exception au principe de la réparation
intégrale peut être opposée
à la veuve ou aux enfants, victimes par
ricochet.
Les prestations indemnitaires perçues
par la victime des organismes sociaux seront déduites
du montant de l'indemnité fixée
par la C.I.V.I.
L'indemnisation des petits dommages corporels.
Leur indemnisation est limitée
La victime doit, du fait de l'infraction, se
trouver dans une situation matérielle grave
et doit établir que ses ressources sont
inférieures au plafond prévu pour
bénéficier de l'aide juridictionnelle,
compte tenu de ses charges de famille ; les plafonds
sont fixés chaque année.
La victime doit établir qu'elle ne peut
obtenir à un titre quelconque une réparation
effective et suffisante de son préjudice.
L'indemnité est au maximum égale
au triple du montant mensuel du plafond de ressources
de base relatif à l'aide juridictionnelle,
soit pour 2005 un maximum de 3.795 €uros.
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